Thème : Coups de coeur

DERNIÈRES NOUVELLES DES ÉTOILES

« And the stars look very different today *»
En trois temps distincts successivement consacrés aux thèmes de la nuit, de la constellation et des paysages lunaires, l’ensemble d’œuvres réunies dans Dernières Nouvelles des Étoiles propose une entrée originale dans les collections contemporaines du MAMCS. Souvent envisagée comme terrain de l’étrangeté, la nuit inspire ainsi en ouverture plusieurs peintres (Damien Deroubaix, Valérie Favre, Jacques Monory) et un vidéaste (Olaf Breuning) qui en retiennent le mystère, le caractère inquiétant ou l’envisagent comme le théâtre possible de nos rêves.

En cheminant plus avant dans ce parcours, on rencontrera ensuite des œuvres (une vaste installation d’Erik Dietman, de grandes œuvres picturale de Stéphane Calais, une vidéo de Clément Cogitore) dont la composition, a priori constituée d’éléments isolés, s’entend différemment lorsqu’on l’appréhende dans son entièreté, à la manière dont les astres suffisamment proches les uns des autres forment, pour ceux qui les observent, des dessins appelés constellations.

Enfin, c’est une plongée dans un paysage lunaire que l’on découvre dans le dernier espace ;  s’y révèlent des formes et des objets indistincts sans, pourtant, nous être tout-à-fait étrangers : au fil notamment des photographies de Pierre Savatier et de Nathalie Savey, ces vestiges d’une vie terrestre font le lien entre deux mondes, celui de la réalité et de la pesanteur et un au-delà, spirituel ou cosmique. Les œuvres, tout au long de ce parcours, nous invite à lever les yeux, à la façon des personnages des tableaux de Régine Kolle.

* « Et les étoiles semblent très différentes aujourd’hui » David Bowie,  Space Oddity, 1969.

Expositions – Musicircus. Œuvres phares du Centre Pompidou – Du 20 avril 2016 au 17 juillet 2017

Dans la continuité du parcours Phares, le Centre Pompidou-Metz présente Musicircus, explorant les liens entre arts visuels et musique à travers une quarantaine d’œuvres « phares » de la collection du Centre Pompidou, Musée national d’art moderne. Ce nouveau volet est inspiré de l’esprit de jubilation insufflé par la performance Musicircus, réalisée en 1967 par John Cage, qui souhaitait « rapprocher les unes des autres toutes les musiques qui sont ordinairement séparées ». L’exposition propose ainsi une relecture de l’histoire de l’art à travers le prisme musical, posant les jalons de quelques grands courants artistiques qui ont marqué l’art moderne et contemporain.

Exposition Centre Pompidou, Metz – Sublime, les tremblements du monde – Du 11 février au 5 septembre 2016

Une aspiration au réenchantement, une quête de fusion, renouant avec une iconographie du sublime davantage contemplative.

Dans ce voyage oscillant entre une pensée du XVIIIe et une vision contemporaine, les interrogations esthétiques croisent les positions éthiques et les débats écologiques actuels. Le chemin en est scandé par les recherches d’artistes, vigiles et lucioles, qui éclairent l’histoire tumultueuse d’une passion ravageuse et ravagée entre une espèce occupante et son écosystème.

FIGURES DE LA FEMME À L’AUBE DE LA MODERNITÉ. 1880-1920


[Exposition | Musée d’Art Moderne et Contemporain] – 23|02|2016-29|05|2016

Présentations des collections

L’image de la femme au tournant du XIXe et du XXe siècle reflète l’évolution et les mutations de la société à l’ère de l’industrialisation. Si la société accorde encore peu de place aux femmes, elles réussissent cependant à trouver de nouveaux espaces d’émancipation au sein de la ville moderne. Elles sortent ainsi du foyer familial pour participer à l’agitation et aux multiples distractions de la vie urbaine. De la bourgeoise aisée à la cohorte de petits métiers qui l’accompagne (plumassière, modiste, couturière, lingère ou domestique), la ville fourmille de présences féminines nouvellement sorties de l’ombre. La multiplication des lieux de spectacle – cabarets ou théâtres – génère une vie nocturne intense où danseuses et chanteuses deviennent l’incontournable distraction d’hommes en quête de femmes séductrices à l’apparente liberté. Alors que l’homme reste cantonné à ses rôles traditionnels, la femme s’invente dans toute sa multiplicité à travers les nouveaux lieux que lui offre une société désireuse de progrès, de changements et de nouveautés.

Valérie Favre, la première nuit du monde

[Exposition | Musée d’Art Moderne et Contemporain] – 26|11|2015-27|03|2016

Première exposition de l’artiste franco-suisse en France depuis 2009, La première nuit du monde réunit au Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg (MAMCS) les peintures les plus récentes de Valérie Favre ainsi qu’un ensemble impressionnant de plus de 200 dessins inspirés par la lecture du roman de Maurice Blanchot, Thomas l’Obscur

Leiris & co au centre Pompidou de Metz

Leiris & Co : Picasso, Masson, Miró, Giacometti, Lam, Bacon…
Du 3 avril au 14 septembre 2015, le centre Pompidou de Metz accueille une gigantesque rétrospective ayant l’ambition de tracer les contours et de mettre en perspective la pensée de Michel LEIRIS (1901-1990).

Au croisement de l’art, de la littérature et de l’ethnographie, l’exposition consacrée à Michel Leiris , est la première de cette ampleur. Intellectuel majeur du XXe siècle pourtant méconnu, Leiris fut tout à la fois poète, écrivain autobiographe, ethnographe de métier et ami intime des plus grands artistes et écrivains de son temps.

À travers près de 350 œuvres dont de nombreux chefs-d’œuvre des artistes qui lui furent proches (Joan Miró, André Masson, Alberto Giacometti, Pablo Picasso, Wifredo Lam, Francis Bacon…), des objets et œuvres d’art africains et antillais, ainsi qu’un riche corpus d’archives et documents originaux (manuscrits, livres, films et musique), il s’agit non seulement de rendre compte des multiples facettes de la figure de Leiris, de ses passions et de ses engagements, mais également de souligner le caractère novateur de son œuvre et la pertinence de sa pensée : Michel Leiris est devenu, dans le contexte de la mondialisation et des études postcoloniales, une référence contemporaine essentielle.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du musée ici.

Le Grand Palais accueille Velázquez jusqu’au 13 juillet 2015

Figure majeure de l’histoire de l’art, Diego Velázquez (1599- 1660) est sans conteste le plus célèbre des peintres de l’âge d’or espagnol.

L’exposition met son œuvre en dialogue avec de nombreuses toiles d’artistes de son temps qu’il a pu connaître, admirer ou influencer.

Elle se penche également sur la question des variations de styles et de sujets dans les premières compositions de Velázquez, le passage entre naturalisme et caravagisme, ainsi que son égale habileté à exécuter paysages, portraits et peintures d’histoire.

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Paul Gauguin à la Fondation Beyeler

La fondation BEYELER de Bâle accueille, jusqu’au 28 juin 2015, une exposition unique et spectaculaire en hommage à l’œuvre de Paul Gauguin.

Avec Paul Gauguin (1848 – 1903), la Fondation Beyeler présente l’un des artistes les plus célèbres et les plus fascinants.
Offrant ainsi l’un des grands sommets culturels européens de l’année 2015, l’exposition de la Fondation Beyeler rassemble une cinquantaine de chefs-d’oeuvre de Gauguin provenant des musées et des collections particulières les plus renommés du monde. Les tableaux novateurs de Gauguin, véritables icônes de l’art moderne, comptent parmi les trésors culturels les plus marquants et les plus précieux au monde. Avec leurs couleurs éclatantes et leurs formes élémentaires,
ils ont révolutionné l’art et continuent d’enthousiasmer les spectateurs d’aujourd’hui.
L’exposition montre aussi bien les autoportraits très divers de Gauguin que les tableaux visionnaires et spirituels datant de son séjour en Bretagne.
Le parcours accorde une place prépondérante aux toiles mondialement célèbres que Gauguin a créées à Tahiti: des figures féminines sensuelles, souvent accompagnées d’animaux symboliques, sont enchâssées dans des paysages idylliques.
L’artiste y célèbre son idéal d’un monde exotique intact, liant nature et culture, mysticisme et érotisme, rêve et réalité dans une parfaite harmonie. En complément à ces peintures, l’exposition présente également une sélection d’exceptionnelles sculptures de Gauguin, qui font revivre l’art largement disparu des mers du Sud.
Les créations uniques de Gauguin parlent de la quête d’un paradis terrestre perdu, elles évoquent la vie mouvementée d’un artiste entre les cultures, déterminée par la passion et la soif d’aventure.

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Daniel BUREN au MAMCS ! Jusqu’au 8 mars 2015

Daniel BUREN au Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg ! Le MAMCS accueille pour six mois une exposition in situ de l’artiste.

 

C’est avec joie que nous avons appris la prolongation de cette très belle exposition qui, forte de son succès, sera visible jusqu’en mars 2015. Encore quelques temps pour profiter de cette gigantesque œuvre moderne in situ !

« L’exposition “Comme un jeu d’enfant, travaux in situ” présente deux nouvelles œuvres conçues par Daniel Buren pour le Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg (MAMCS). Les deux œuvres se déploient respectivement sur les 1500 m2 de la façade vitrée du MAMCS ainsi que sur les 600 m2 de la salle d’exposition temporaire. Le projet est constitué en deux parties, très complémentaires l’une de l’autre, offrant dans les deux cas la possibilité au visiteur de redécouvrir l’architecture et les espaces d’exposition temporaire du musée sous un nouveau jour.

Sur la verrière, ainsi que sur les grandes baies qui bordent la nef du MAMCS, Buren poursuit la démarche qu’il a engagée dès 1968 en travaillant in situ. L’architecture du musée (conçue par l’Atelier Fainsilber) est prise et comprise en l’état, la proposition de Buren consistant à magnifier cette vaste surface en travaillant lumière et chromatisme par le biais de films colorés apposés directement sur les vitres : l’introduction de « vitraux » dans cette grande « nef » de 25 mètres de haut est saisissante et modifie radicalement la vision de la façade emblématique du musée depuis l’extérieur, ainsi que la perception de l’espace intérieur.

Dans la salle d’exposition, complètement dégagée pour l’occasion, un paysage architecturé construit de façon régulière (selon un plan de trois carrés) et comprenant une centaine d’éléments de bois peint, s’offre à la déambulation du visiteur : tels un jeu de construction géant, les modules aux formes géométriques (parallélépipèdes, cylindres, cubes, pyramides, arches…) sont disposés dans la salle de façon symétrique. Les éléments installés dans la première moitié de la salle sont laissés en blanc tandis que les suivants jouent le jeu de la couleur. Les bandes alternées de 8,7 cm, emblématiques du travail de l’artiste, sont discrètes mais néanmoins visibles sur l’intérieur des modules en forme d’arche. Une allée rythmée par des constructions de plus de 6 mètres de haut partage la salle en deux dans le sens de la longueur ; évidées en leur centre par un « oculus », les modules semblent constituer une lunette géante. »

 

Retrouvez toutes les informations sur l’expo ici !

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Nathanaël Kahn au TAPS SCALA

La confession d’un enfant du siècle – d’après les parties 1 & 2 du roman d’Alfred de MUSSET.

“C’est l’histoire d’abord d’une jeunesse privée de repères après la chute des idées, des idéaux et des croyances de ses parents, une jeunesse arrivée après la bataille, condamnée à l’ennui et au cynisme, dans une liberté de mœurs aux jouissances aisément illusoires; celle d’un temps de grands progrès technologiques mais aussi de relative stagnation esthétique; d’un temps où la nostalgie du passé et l’espérance du futur entraînent la haine du présent”

Ainsi Nathanaël Kahn résume-t-il l’œuvre qu’il interprète sur la scène du SCALA.

Une pièce forte et une interprétation magistrale: un bel évènement strasbourgeois encore à l’affiche du TAPS SCALA jusqu’au 11 janvier 2015.

Affiche La Confession Musset